blog from the dead

J’suis allé voir un SPECTAC (de Stupeflip)

In Ouverture des oreilles, Quand on prend l'air on 8 décembre 2012 at 21:28

Par Quentin, humain qui soutient le Crou Stupeflip.

Vendredi dernier, le 7 décembre, c’était Stupeflip à la Laiterie (Strasbourg). Quid de ce nouveau spectacle ? Quid du Crou en ces temps troublés où même la crise oblige les artistes à acheter leur caviar au prix de gros ? Tout de suite réponse ;  4 5 7 7, le p’tit zombie mec.
(Pour les photos, c’est par ici )

A l’automne 2012 sortait un 5 titres aussi attendu qu’inattendu. Entre Stup Religion et The Hypnoflip Invasion, il s’était écoulé cinq longues années. Et là, un an et demi après la sortie du carton Stupeflip Vite !, la bande à KingJu et Cadillac nous offrent Terrora.

Alors même si le chemin depuis la tragique fin du partenariat entre Stupeflip et BMG (la maison de disque avait rompu leur contrat quelque jours à peine après la sortie de leur second album Stup Religion. Prétexte : pas assez de vente) a mis 5 années à trouver la lumière, on pourrait presque penser que le Crou a enfilé l’indépendance comme un gant de chirurgien et s’adonne depuis à une multitude de toucher-rectaux dans l’industrie musicalo-ludique française.

Déjà vu sur Youtube ici dès l’automne 2011, le sample de Terrora colle parfaitement à l’ambiance malsaine de l’instauration continuelle de l’ère du Stup, quoique le rythme ne soit plus poum tchak poum poum tchak, mais poum  pou- tchak poum poum tchak.

Terrora donc, une poignée de bijou qu’on en regretterait presque que ça soit qu’un Maxi. Avec une nuance toutefois, une chanson d’amour perçante, Nan ?…Si ?, qui s’aligne dans l’atmosphère du Spleen des petits, ce magnifique chef d’œuvre de mélancolie présent sur The Hypnoflip Invasion.

« Nan mais en fait il est pas mort, c’est un mort vivant »

Et Pop-Hip dans tout cela ?

Pop Hip, l’affreux point noir au sein de la Menuiserie

Assassiné, le gredin intrusif et rentable du Crou revient pourtant sur scène, pour deux titres (Gaelle et une version monocorde de Depuis que j’fume pu d’shit). Terminé donc le temps de Pop-Hip’s Revenge et son riff rock extraordinaire, ou celui, plus bref, de J’aime les moch’ et de sa non-prose méchante et parfaite.

Il faut avouer que les intermèdes de Stupeflip en live étaient déjà long (mais parfaits cela dit) en partie à cause des changements de costume. La tournée 2012-2013 s’est diversifiée davantage, pour nous laisser entrevoir des têtes nouvelles. Pop-Hip et Reverbman vont-ils s’effacer lentement ? Seul Dieu, enfin j’veux dire, seul Joël le sait.

La Menuiserie, un de mes chouchous, victime des compressions de temps de concert.

Le pull Zara de merde

Côté prestation scénique, la joyeuse bande se place toujours à un niveau particulièrement énorme. Une vitalité surprenante considérant le peu d’intérêt que le groupe porte pour les concerts. KingJu, du moins son hôte humain, est aussi à la réalisation des effets visuels, effrayants, hypnotisant, absorbant, vibrant bref, stup-stup-stupéfiant.

« Remboursez ! » hurle un quidam au premier rang. « C’est vrai c’est trop cher ce concert, répond le semi-cagoulé, pour ce prix-là on peut se payer un pull chez Zara ! Alors, vous préférez le pull Zara de merde ? »

Une salle comble et comblée, seulement chiffonnée par le seul défaut de Stupeflip : la durée du show. 1h30 grand maximum, même si Cadillac et KingJu reviennent un peu après pour la partie mixage (le DJ SET de Doctor Vince, très très bon). On a même le droit à quelques bonus : « c’est Stupeflip qui passe les disques là. C’est comme si Mick Jagger mettait sa musique après un concert des Rolling Stones » dixit Doctor V. 1h30 de mixage plus tard, et après quelques brèves maquettes inédites, tout le monde rentre à sa maison.

Doctor Vince

Stupeflip reste presque inaccessible. On en redemande toujours, et marcher au loin vers notre vie de corporate salarié nous parait bien amer, on culpabilise presque. La chanson française depuis toujours s’attarde à dénoncer les problèmes de la société avec plus ou moins de conviction et de brio. Stupeflip va plus loin, Stupeflip dénonce les solutions.

[Note du blogueur : les photos du Pestak de Strasbourg ont été fournies au P’tit zombie par Nicolas que je remercie chaleureusement, et vous invite à liker sa page Facebook]

Publicités

C'est ici qu'on commente

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :