blog from the dead

Magie Brute

In Lectures on 8 juillet 2012 at 21:38

Par Captain Flemme, the man of still.

Hier, je suis allé au cinéma. Au milieu des bouses infâmes, une affiche a attiré mon attention. Dessus, on pouvait y voir, sur un fond jaune où se découpaient gratte-ciels et dirigeables, trois personnages.

Celui du centre porte un grand manteau noir, il a l’air patibulaire, et doit bien peser un bon quintal. Il tient dans sa main gauche une énorme mitrailleuse comme si elle ne pesait rien. Derrière lui, une fillette en habits du dimanche, qui à côté du géant, n’a l’air de rien. De l’autre côté, un homme en gris dont on ne voit le visage.

En haut de l’affiche, en lettres rouges, un titre simple : Magie Brute. Au-dessus, une petite mention : Chroniques du Grimnoir.  On sent tout de suite qu’il y aura d’autres ouvrages, mais qu’importe. Attiré, je prends une place pour la séance.

Une affiche de la mort qui tue

Dans la salle, des vendeuses ambulantes passent dans les rangs : « Bonbons, crèmes glacées, chocolats ! ». Petit à petit, la salle se remplit. C’est drôle, j’ai l’impression de voyager dans le temps. Le rideau rouge s’ouvre, le cinématographe crachote, le noir se fait et ça commence…

Un soleil brûlant brille dans un ciel limpide, la caméra pivote vers le bas et l’on distingue d’abord des montagnes en fond et au premier plan, en bord d’un chemin de terre, un panneau où il est écrit « Pénitencier de Rockville ». Provenant du lointain, on entend, faiblement, le bruit de pioches sur de la pierre et les chants de prisonniers… [Avouez que ça claque !]

À la sortie, je suis content. J’ai vu un sacré film. Je ne me suis pas ennuyé, le scénario était excellent, les personnages aussi. C’était vraiment top !

Malheureusement, Magie Brute n’est pas encore un film, même s’il en a l’étoffe. Découvrons ensemble ce qui fait de ce livre l’un des ouvrages les plus rafraichissants de cet été 2012.

Petit Pitch

Nous sommes dans les années 1930. Cela fait maintenant près d’un siècle que la magie est apparue parmi la population, et des individus naissent dotés de pouvoirs bien particuliers. Cela a totalement transformé le monde et l’Histoire de cette Terre parallèle ne se passera pas comme la nôtre. Berlin est peuplée de zombies, l’Asie est en train de se faire conquérir par l’Imperium et son mystérieux chef, le Président. Aux États-Unis, les actifs – ceux qui ont des pouvoirs – sont assez mal vus.

Jake Sullivan, ex-détenu, a été engagé par J. Edgar Hoover (le seul et unique) pour traquer les actifs criminels, que de simples hommes ne peuvent arrêter. Cependant, il va se retrouver mêlé à la guerre secrète à laquelle se livrent l’Imperium et le Grimnoir…

Tadadaaaaaa ! (Avouez que c’est quand même super pulp !)

Des héros dignes d’Homère

Bien entendu les héros, tous dotés de pouvoirs sont tous aussi monstrueux les uns que les autres. Voici une petite liste (on ne va pas non plus vous gâcher le plaisir) des protagonistes :

– Jake Sullivan, le héros de guerre, ex-taulard, pesant bien 400 livres et capable d’interagir avec la gravité, patibulaire au possible. Il est sans doute le plus bad ass de tous les bad ass du livre.

– Faye, la voyageuse (entendez par là qu’elle se téléporte) adolescente.

– Le Président, Okubo Tokugawa [comme le nom de la famille qui a dirigé pendant 3 siècles le Japon], chef de l’Imperium, grand méchant omnipotent.

Je puis vous assurer que tous les autres héros sont aussi monstrueux que ces trois-là. Entre autres pouvoirs, il y aura le bestial (qui peut contrôler les animaux), la brute (mastard à la force herculéenne), l’évoqueur (capable d’invoquer des démons), le bougeur (télékinésiste), mais aussi des torches, des lazares, des parleurs, des engrenages, des massifs, des chevaux pâles, des liseurs, des guérisseurs, et caetera.

Qui dit héros grecs, dit bastons dignes d’Achille et d’Hector. Les cadavres s’amoncèlent à mesure que l’on tourne les pages. On ne peut dénombrer les poumons perforés, les mâchoires brisées et les crânes fendus, les os cassés et les chairs ouvertes.

Des idées aux petits oignons

Bon déjà, c’est une uchronie. Et comme je l’ai sans doute déjà évoqué, j’adore les uchronies. Réfléchir à l’apparition d’un paramètre (ici la magie) et voir les implications sur l’Histoire du monde, c’est super intéressant. Ici, on sent que l’univers a vraiment été fouillé en profondeur puisque chaque début de chapitre comporte une phrase d’une personne souvent célèbre dans notre monde, comme Hitler, fusillé en 1929, ou Gandhi, etc. Toutes ces fausses citations sont en rapport avec l’univers du bouquin et avec la magie, et nous permettent de voir en quoi elle a transformé le monde en quelque chose de très différent de ce que nous connaissons.

De plus, l’univers délibérément steampunk (même si ici, il faudrait plutôt dire dieselpunk je pense), les dirigeables, les machines de Tesla, font de cet univers un film à gros budget !

Le concept de la magie que nous dévoile Larry Correia est lui aussi fouillé. Nous sommes très très très loin du pote Potter. En réalité, nous nous approcherions plus de superhéros (comme le dit la quatrième de couverture), et même – et on s’approche là de mon article sur Zoo City – des mutants, puisque chaque actif possède un seul et unique pouvoir et la puissance varie en fonction des individus.

Des avis super positifs

S. : « waouh ! »

Mon libraire : « Faudrait le vendre avec du pop corn et des lunettes 3D »

Mon libraire : «  J’en suis qu’à la page 50 et j’ai déjà du mal à voir comment il [le héros] va s’en sortir »

Non franchement, je vous le dit, ce livre est vraiment super bien. C’est frais comme une brise de printemps, ça se lit vite et sans problème, ça ne mange pas de pain. C’est juste super ! Vivement les autres livres de la série !

Pour l’instant il n’est sorti qu’aux éditions Atalante. Il mérite plus qu’amplement une adaptation cinématographique.

Merci de votre attention et à très bientôt pour de nouvelles aventures numériques !

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