blog from the dead

Les Animalés, des gens comme les autres ?

In Lectures on 2 juillet 2012 at 14:59

Par Captain Flemme qui a enfin du temps devant lui.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Pour le plus grand plaisir de vos cerveaux (plus ou moins) avides de Science Fiction, j’ai l’insigne honneur de vous présenter…

Zoo City !

Image tirée de la 4eme de couverture de l’édition anglaise et française.

Qu’est-ce donc que Zoo City ?

Il s’agit d’un roman de l’auteure sud-africaine Lauren Beukes. Paru en 2010, il a déjà reçu deux prix : celui Arthur C. Clarke 2011 du meilleur roman de Science Fiction, et celui Kitschies Red Tentacle 2010 du meilleur roman. Par ailleurs la couverture de l’édition anglaise (cf ci-dessous) a gagné le BSFA Award 2010 de la meilleure couverture (logique). [BSFA = British Science Fiction Association]

La couverture lauréate du BSFA Award

Ce n’est donc pas une nouveauté, mais il n’empêche que je me devais de vous faire découvrir ce petit bijou de littérature.

Premier point positif : c’est un roman sud-africain ! Il nous plonge donc dans un univers culturel à la fois connu et extrêmement nouveau. En effet les lieux et les gens peuvent aisément se rapprocher de notre univers urbain européen. Mais d’un autre côté, les mentalités, les gens, et aussi certains décors sont vraiment différents, voire même exotiques.

Ce roman par sa forme et son fond nous montre donc une Afrique du sud post-apartheid, mais dans laquelle une nouvelle discrimination s’établit : l’animalité.

Vous vous demandez ce qu’est l’animalité ?

Il s’agit d’un phénomène « paranormal ». Quand on tue quelqu’un, ou que l’on fait un acte répréhensible grave, un lien s’établit avec un animal (proche ou lointain). Cet animal devient votre gage de survie : s’il meurt, vous mourrez aussi, tué par le Contre-courant.

Puisqu’il s’agit d’un phénomène touchant les criminels, un fossé se creuse donc entre les animalés et le reste de la population. Il faut aussi noter que le lien s’accompagne de l’apparition d’un pouvoir. C’est sans doute cela aussi qui effraye le commun des mortels. Pour l’héroïne, Zinzi December, il s’agit de pouvoir voir les objets perdus comme une aura autour des gens. D’autres peuvent se rendre invisible, entrer dans l’esprit d’autres personnes, etc. Cela n’est d’ailleurs pas sans rappeler les thématiques retrouvée chez Marvel Comics par rapport aux mutants.

Un autre point extrêmement intéressant : la forme de l’ouvrage. En effet, entre les chapitres s’insèrent de faux mails, de fausses critiques cinéma, etc. Facilitant l’immersion, et n’interrompant pas vraiment le récit (car ils sont souvent très courts), ces passages sont un vrai point positif puisqu’ils renforcent le cadre réaliste du récit.

Par ailleurs, l’ajout à la fin du livre d’un lexique de quelques pages comportant des mots sud-africains non traduits dans le livre, permet d’avoir un aperçu d’une langue peu connue de l’Hexagone.

Résumons un peu l’histoire en quelques lignes (que vous ayez tout de même plaisir à la lire).

Notre héroïne, Zinzi December, animalée au Paresseux, possède le pouvoir de retrouver les objets perdus. Elle est engagée par un magnat de la musique pop sud africaine. Les ennuis ne font que commencer pour elle. A sa suite, nous traverserons les bas-fonds de Cap Town, de Zoo City, nous voyagerons de la pauvreté à l’opulence outrancière.

Que vous dire de plus… L’écriture est soignée (même si, vu qu’il s’agit d’une traduction, on ne peut vraiment en juger). Les personnages sont intrigants, du voyou de bas-étage au producteur de musique richissime. L’histoire est fort bien tournée.

Vision d’une Afrique du Sud fantasmée mais aussi réaliste, Zoo City nous plonge avec brio dans un univers sombre et beau, très prenant. A lire même si vous n’êtes pas un fanatique du genre !

A noter avant de finir qu’une productrice sud africaine a gagné les droits pour l’adaptation cinématographique du livre. Je n’ai malheureusement pu trouver plus d’informations à ce sujet… [le film est listé pour 2014 sur l’IMDb]

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  1. Oh ça a l’air génial, ça a l’air géééénial ! Tu m’avais dit qu’il était bien, t’aurais dû me parler de l’histoire, là c’est sûr je t’aurais cru, et j’aurais usurpé ton bouquin ;)
    A rajouter dans la liste des livres à acheter !

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