blog from the dead

American Horror Story

In Sur les écrans on 16 mai 2012 at 18:19

Par Lili Z’, la femme-salopette du moment.

Vous en avez peut-être déjà entendu parler par des types branchés autour de vous ou bien grâce à internet, American Horror Story est la série qui a ébranlé les Etats-Unis en octobre dernier. Qu’a-t-elle de plus que les autres ? Elle fait peur, très peur…

Avoir un titre qui fait effraie et certainement le générique le plus malsain de la Terre ne sont pas les seuls atouts de cette série. L’intrigue est simple mais très efficace : on suit une famille qui emménage dans une nouvelle maison à Los Angeles.  Le père est un psychiatre pervers qui a trompé sa femme, la mère est une femme apeurée et meurtrie, et leur fille est une adolescente rebelle qui se scarifie. A partir de ce schéma assez caricatural et déjà travaillé par tant de films et de séries, les créateurs (Ryan Murphy et Brad Falchuk) introduisent des esprits qui vont torturer la famille Harmon, un manoir hanté, des personnages dignes des plus grands films d’horreur, etc.

Lui, c’est le super papa. Bon là, il ressemble plus à un fou qu’à un pervers.

D’ailleurs, l’intérêt de la série se trouve exactement dans la reprise des clichés d’horreur. On retrouve aux personnages près, à la scène près, les gimmicks des grands films qu’on ne cite plus tant ils ont marqué leur époque. Il y a les histoires de fantômes, les voix maléfiques qui nous parlent la nuit, les hallucinations, les tiroirs qui s’ouvrent tous seuls, les personnages dont la moitié du visage est brûlée, des yeux de verre, les jumeaux morts qui errent dans la maison… Tout est repris mais extrêmement bien repris. Les plans sont excellents et chaque scène a un intérêt particulier dans la trame de l’histoire de par sa technique cinématographique. On sait que l’on va avoir peur à tel moment mais on ne peut pas être déçu tant le genre est maîtrisé. Bon OK, R. Murphy et B. Falchuk ont crée Glee avant American Horror Story mais ne soyez pas méchants et/ou suspicieux, je vous promets qu’ils traitent bien le genre film d’horreur.

Vous voyez bien qu’elle n’est pas en forme, qu’elle est meurtrie.

L’unique critique que l’on peut faire à cette série est la répétition des rebondissements dans l’histoire. En effet, il se passe 10 000 choses étranges en un épisode et certes, la famille pète un câble, mais ils ne sont pas tellement étonnés de ce qui leur arrive. C’est le piment de American Horror Story mais passé la surprise de la nouveauté lors des premiers épisodes, on peut lâcher prise et arrêter de regarder. Vous savez, c’est comme Desperate Housewives où on peut se lasser des étonnants rebondissements qu’il y a sans cesse dans ce petit quartier. Mais ici, il y a une nette différence : la saison 1 repose sur une bonne idée. Ainsi, les épisodes qui suivent cette révélation changent radicalement la donne. Alors serrez les dents, si vous avez peur ou bien persistez, si vous trouvez les histoires bien trop paranormales car ça vaut le coup !

Même que des fois, il y a de jolies choses à regarder.

D’ailleurs, s’il y a bien une chose qui vaut le coup d’oeil, ce sont les effets spéciaux. Il est évident qu’une série qui met en scène des êtres surnaturels, des blessures corporelles et des choses plutôt écoeurantes doit avoir un gros budget pour les effets spéciaux, sous peine de se faire lyncher par le public et les critiques. C’est le cas ici puisque chaque détail est rigoureusement travaillé et que l’on ne voit pas de différence de qualité d’image entre les acteurs réels, le maquillage et les retouches numériques. Tout est donc réuni pour vous s’inscrire dans l’histoire de cette famille et de cette maison.

Et des fois, ce sont des tarés.

Bref, American Horror Story n’est pas pour les enfants ou les âmes un peu sensibles qui aimaient Les feux de l’amour ou 7 à la maison (par exemple, je ne la conseille pas à ma mère). Le succès fut au rendez-vous et la deuxième saison est en préparation. Comment vont-ils continuer l’histoire ? Ils vont a priori tout changer, prendre de nouveaux personnages et recommencer. On a hâte de voir cet audacieux virage à 180°. En France, la première est tout juste sortie le 05 mai.

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