blog from the dead

Une décennie, un film #1 : 1920’s

In Briller en société, Sur les écrans on 11 mai 2012 at 10:04

Par Captain Flemme, qui digère de la sémiologie.

Bien le bonjour les gens, je me décide enfin à faire un article à suite. Et forcément, ça tombe sur le cinéma, z’avez pas des masses de chance (mwaaaaahahahahahah)

Donc on commence notre voyage dans le temps par les plus vieux machins que vous verrez sûrement. Bon en fait, il y a plus vieux, mais j’ai décidé arbitrairement de commencer à 1920 (pardonnez-moi amateurs des frères Lumière et autres vieux messieurs).

Alors bon, du coup, vous vous demandez peut-être comment je vais choisir un film par décennie alors que le choix est… monstrueux. Excellente question, merci de me l’avoir posée.

En fait, je vais choisir subjectivement un film qui m’a marqué en espérant que vous apprécierez mes chroniques et que vous chercherez à le voir. Après tout, n’étant pas cinématologue, je ne suis pas à même de vous parler des films qui ont changé l’histoire ou qui ont créé un genre. En fait, je préfère vous laisser décider de si les films que je vais présenter vous tentent ou pas. De toute façon, la distance entre les pros du genre et les gens normaux est toujours hyper large et floue.

Après ce petit réquisitoire pas du tout convainquant, le voici, le voilà, le film de l’article !

La tension est à son comble, que va-t-il choisir ? Charlie Chaplin ? Le Mécano de la « General » de Buster Keaton ? De Fritz Lang ?

Je dois avouer que le choix fut difficile…

Tellement  difficile que j’ai décidé de plutôt parler d’un punaise de film d’un punaise réalisateur de la période. L’un des meilleurs.

Il est allemand, vous ne le connaissez pas, il a fait des films de ouf, je veux bien entendu parler de…

Friedrich Wilhelm Murnau !

L’homme

Cela ne vous suffit pas ? Vous voudriez donc en savoir plus ?

Ce sera le cas après notre page de publicité musicale. Je vous conseille d’écoutez Russian Circles en même temps, cette musique va très bien avec.

Murnau est l’un des trois plus grands réalisateurs allemands du XXe siècle, avec Fritz Lang et  Georg Wilhelm Pabst. Sa carrière est partagée entre l’Allemagne (pour la grande partie de sa vie) et Hollywood (pour la fin).

Son oeuvre est en général partagée entre réalisme et fantastique. Et Wikipedia le qualifie même d’expressionniste pictural et poétique (ça éveille quelque chose chez vous cette phrase ?).

Sans rire, ce qu’il fait est extrêmement poétique.

Enchaînons sur un passage en revue du film. 

Nosferatu le vampire (Nosferatu, eine Symphonie des Grauens), 1922.

Le premier film que j’ai vu de lui, et aussi l’un des films à avoir éveillé le plus de choses chez moi.

Affiche du Film

Nosferatu est la première adaptation à l’écran de Dracula de Bram Stoker, mais sans les droits. Ici, le vampire n’est pas séducteur, ne représente pas la sauvagerie de l’homme sous les traits d’un noble victorien.

Nous en sommes fooooort loin. Ici, Nosferatu traite d’un monstre, un vrai, il porte la maladie, il tue, il ne séduit pas. Il est laid et méchant, la tête rentrée dans les épaules, blanc, glabre et chauve, ses longs bras s’achèvent sur des doigts griffus. Murnau a repris à son compte le personnage du vampire pour en faire ressortir ses pires aspects. Par ailleurs, alors que Dracula pouvait vivre dans la lumière de Londres, ici, Orlok (le nom du comte) mourrait à la lumière et n’agit que la nuit.

Le film se déroule en 1838, quand un jeune et heureux marié, clerc d’agent immobilier, Thomas Hutter est envoyé en Transylvanie par son patron. Il doit y aller pour vendre au comte Orlok une propriété en ville. Il va arriver au château et commencer à comprendre que tout n’est pas comme il s’y attendait.

Alors forcément, il est question de mort, de maladie, … Au niveau du jeu d’acteur, eh bien, c’est un jeu typique des films muets. Il faut représenter tout sans la parole, et je dois avouer qu’ici l’on s’y prend facilement. Les jeux de lumières, les ombres, et surtout la très célèbre ombre du vampire sur les murs sont tout simplement géniaux. Ce procédé a d’ailleurs été de nombreuses fois réutilisé par la suite.  Pour tous les amoureux des films de monstre, ce film est à voir absolument, ne serait-ce que parce qu’il s’agit du papa de ce genre de film.

Notez au passage que par la suite, Nosferatu sera repris par Werner Herzog dans Nosferatu, fantôme de la nuit, de 1979. Je vous conseille de le voir également, ne serait-ce que pour la performance de Klaus Kinski, acteur haut en couleur dont j’aurais l’occasion de vous parler par la suite.

Voilà, c’est tout pour ce court article. Je m’excuse de sa petitesse, mais en ce moment c’est la course.

Publicités

C'est ici qu'on commente

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :