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Accros au Roc

In Activités vidéoludiques, Sur les écrans, Université Le P'tit Zombie on 6 janvier 2012 at 21:13

Par Captain Flemme, qui n’a qu’une seule sandale (et va donc devenir Roi d’Iolcos)

Bonjour à tous, bwannannée, tout ça tout ça.

Pour bien commencer cette année, voici une petite chronique geek vidéo-ludique (comme ils disent sur Game One). Je vais vous parler aujourd’hui d’un petit jeu indépendant, sorti de derrière les fagots, Rock of Ages.

Vous devez vous demander : que va-t-il encore nous sortir ? Un remix chronophage de Guitar Hero ? Une histoire de voyages spatio-temporels ? Un film avec Tom Cruise ?
Eh bah non, ce n’est pas du tout cela. Rock of Ages, c’est tout autre chose. Rock of Ages… c’est… c’est un chaos historique violent.

Vous allez maintenant me faire remarquer : « après un article qui fustigeait Les Immortels, tu oses louer l’absence d’historicité ? »
Eh bien non, je ne loue pas l’absence d’historicité, je loue l’imagination qui transforme ce petit jeu en véritable bombe historique.

Bon allez une petite explication s’impose, vous semblez sceptiques.

Où on retrouve pêle-mêle un grooos caillou, des bonhommes 2D, une vache qui vole (souvenir souvenir), des châteaux et des fortifications.

Le principe est on ne peut plus simple : vous incarnez une grosse caillasse ronde et vous dévalez une piste jusqu’au château de l’adversaire pour lui démolir son château.

la Rolling Stone
Une piste de base

Toutefois, vous n’êtes pas seul (oui oui, ils sont parmi nous), et il faudra que vous réussissiez à détruire les portes de votre château avant que l’ennemi ne fasse pareil pour les vôtres.

Destroy the gate !

En plus de la phase caillou, les développeurs ont ajouté une phase stratégie, où le joueurs (et par conséquent aussi l’adversaire) vont parsemer le chemin ennemi d’embûches comme des barils de TNT, des tours de siège, des balistes, des vaches, des mammouths, des machines à vent (pour ralentir), …

Voici un typique moment difficile : les mammouths vous chargent alors que vous êtes lancé et vous ne pouvez pas sauter par dessus eux.

Donc forcément, le jeu s’apparente plus ou moins à un grand chamboule-tout où vous balancez votre caillou comme une brute. Il n’empêche que ce n’est pas si simple, le chemin est étroit, l’ennemi connait tous les raccourcis dès le début, et votre pierre n’a pas une vie illimitée. Vous aurez toutefois la possibilité de vous payer des pierres renforcées et/ou améliorées, telle la boule de feu :

La puissante boule de feu (Justinien – derrière la porte qui tombe – va passer un sale quart d’heure)

Voici un petit trailer du jeu, vous expliquant la super puissance de la pierre :

Le jeu n’est pas graphiquement énorme (en même temps ceux qui veulent des graphismes à la Crysis ont qu’à retourner y jouer), mais le parti pris des personnages plats est vachement osé. Je dois même dire que j’ai été convaincu. Le jeu entier donne l’impression de s’être égaré dans la tête de Terry Gilliam.

Le jeu compte trois modes solo : l’Histoire, contre-la-montre et parcours d’obstacle.

Parlons un peu de cette histoire qui propulse ce petit jeu dans une autre dimension. Vous incarnez Sisyphe, et vous êtes condamnés à rouler une roche pour l’éternité aux Enfers.

Sisyphe (the original)

Pour ceux qui l’ignorent, Sisyphe est un petit plaisantin de la mythologie grecque. Alors qu’il allait mourir, Thanatos (la personnification de la mort) vint pour l’emporter aux Enfers, mais Sisyphe le captura et resta ainsi vivant.
Voyant que personne ne mourrait, Zeus envoya Hadès pour libérer Thanatos et emmener Sisyphe aux Enfers. Mais conformément aux instructions du malin petit humain, sa femme ne lui avait pas donné de bonnes funérailles. Sisyphe convainquit Hadès de le laisser sortir pour aller y remédier, mais refusa ensuite d’y retourner, et Thanatos dut venir l’emporter de force.
Il a au passage aussi (selon certaines traditions) dénoncé Zeus dans une de ses escapades amoureuses. Ce dernier enlevait une fille déguisé en aigle et Sisyphe le rapporta au père de la gamine.
Pour tout ça, Sysiphe fut descendu au Tartare et forcé de faire rouler au sommet d’une montagne une énorme pierre qui magiquement lui échappait alors qu’il atteignait presque le sommet.

Dans le jeu, Sisyphe en a marre, la punition éternelle, c’est chiant. Il a donc l’idée d’utiliser son caillou dans l’autre sens pour pulvériser les portes du château d’Hadès et de s’enfuir des Enfers. Il va ensuite traverser les Ages (de l’Humanité), et affronter les grands personnages qui ont traversé l’Histoire.

Voici une liste non-exhaustive (et pas dans l’ordre) des gens affrontés : Agamemnon, Léonidas (comme dans 300), Justinien, Léonard de Vinci, Jules II, Jean de Médicis, Richelieu, Saint Michel, Louis XIV, Marie-Antoinette, Napoléon, Dracula, …
Tous sont représentés selon une oeuvre de leur temps animée que vous vous ferez un plaisir d’écraser (littéralement).

Le choc des titans : Sisyphe vs Vlad « L’Empaleur » Tepes aka Dracula

Si le jeu s’arrêtait là, bon, ce serait moyen, mais ils ont rendu cela encore plus frappadingue en mettant de courtes animations avant chaque niveau. Parmi les mieux trouvées, il y a :

– Leonard de Vinci dans le rôle de l’Architecte de Matrix :

(je suis désolé, je n’ai pas trouvé du vostfr)

– le début de la Renaissance, Platon et Aristote sortent de leurs tombes (littéralement). Ce qui est donc une adaptation littérale du concept de Renaissance : on redécouvre l’Antiquité.

– Gandalf qui fait une (brêve) apparition dans la vidéo de Justinien :

– Léonidas aux Thermopyles (qui crie « This is Sparta« ) :

– Vlad Tepes et un clin d’oeil à Castlevania :

Je vous passe toutes les autres cinématiques (que vous pouvez trouver sur le net de toute façon).

Le dernier point avantageux : ce jeu ne coûte que 7,99 € sur steam (seule plateforme où l’on peut l’acheter par ailleurs). Le jeu est disponible sur PC et sur XBox 360, et est prévu (me semble-t-il) sur PS3.

La Peste vous salue bien

Ave ce très bon jeu, les studios Atlus et Ace team ont réalisé un très joli coup. Espérons qu’ils nous offrent d’autres divertissement de qualité dans l’avenir.

Du coup, que pouvons-nous retenir de Rock of Ages ?

pas cher

graphiquement intéressant. Il s’agit d’un jeu indépendant ne l’oublions pas.

bon scénario. Pour un jeu où le but est de faire rouler un caillou dans une pente, c’est même super bien trouvé et construit je trouve.

bonne ambiance musicale.

– un mode multijoueur pour les avides de sensations caillouteuses (soit en ligne soit en local par partage d’écran).

– une durée de vie correcte. Il faut environ 6 à 8 minutes par niveau, sachant qu’il faut parfois recommencer s’il y a de gros raccourcis pris par l’adversaire. Et le jeu compte une vingtaine de niveaux. S’ajoute à cela deux modes de contre-la-montre et de parcours de destruction d’obstacles, qui demandent une adresse balaise pour les réussir au mieux.

– il requiert de maîtriser adresse et stratégie pour éviter :
a/ de périr avant l’ennemi
b/ de tomber du chemin quinze fois

Je finirai avec le trailer du jeu, je vous remercie de m’avoir lu, j’espère que vous avez apprécié cette escale vidéo-ludique. Moi faut que j’y retourne, je dois encore tuer Charles III.

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