blog from the dead

Le nucléaire

In Briller en société, Université Le P'tit Zombie on 5 décembre 2011 at 19:30

Par Lili Z’, la femme à lunettes du moment.

Depuis Fukushima, le débat est de nouveau ouvert : doit-on sortir du nucléaire ? Et surtout, peut-on réellement le faire ? D’ailleurs ce matin, Greenpeace a infiltré la centrale de Nogent-sur-Seine (Aube), cherchant à afficher au grand jour les failles sécuritaires des centrales françaises (voir l’article de Libération). Voilà qu’une non-spécialiste vient à votre secours pour un peu mieux comprendre et faire votre opinion sur cette question importante.Le chat de Geluck.

Comment que mon ampoule brille quand j’appuie sur un interrupteur ?

« Et Dieu dit : Que la lumière soit! Et la lumière fut. » (Génèse 1:3). Bon, le Bible n’explique pas comment il fait mais a priori, il ne peut pas éclairer des milliards de personnes sinon on ne se ferait pas chier avec l’électricité  nucléaire (CQFD). De manière très très très schématique, voilà comment fonctionne une centrale nucléaire de nos jours, en France :

Source : site Futura-sciences.comDans le bâtiment réacteur, se trouve une cuve où s’opère la réaction en chaîne (j’y reviendrai plus tard). Cette activité produit énormément de chaleur que l’on apaise avec un circuit fermé d’eau froide (circuit orange sur le schéma). Cette eau ne sort jamais du bâtiment réacteur car elle est contaminée par la radioactivité. Pour refroidir ce circuit, on met en place un deuxième itinéraire d’eau (en bleu clair sur le schéma) et qui fait également tourner un alternateur pour produire de l’électricité. De nouveau, on vient refroidir tout cela grâce à un dernier système d’eau froide prise directement dans un fleuve et qui passe par la grande cheminée pour revenir à température ambiante avant de retourner dans la nature.

La radioactivité et la réaction en chaîne pour les nuls (comme moi).

La radioactivité provient d’un atome instable tentant de redevenir stable. Il lui manque un élément comme un proton, un neutron. Le noyau de l’atome subit alors des radiations compliquées (à base de rayons alpha, bêta et gamma) pour redevenir stable. C’est ce qui est très très dangereux pour tout être vivant. La radioactivité est une des conséquences de la réaction en chaîne qui se passe dans la cuve du bâtiment réacteur. On envoie un neutron sur un atome d’uranium (U235) pour le faire exploser. L’atome se divise en plusieurs parties : 2 produits de fission (hautement radioactif), un dégagement de chaleur (que l’on refroidit par les 3 circuits d’eau froide), des rayonnements et 2 à 3 neutrons qui vont percuter à leur tour d’autres atomes d’uranium, etc. Source : article de SXMinfo.Il y a des avantages à avoir des centrales nucléaires en France.

Avec 58 réacteurs à eau pressurisée (REP) dans notre beau pays, on peut se demander ce qui est bien dans ce fonctionnement. A l’époque de leur construction, c’était l’énergie la moins polluante à court terme et la plus puissante. Avec ces réacteurs, on couvre tout le pays et même au-delà ! Bon nombre d’États européens viennent se fournir chez nous plutôt que de produire chez eux. Par exemple, la centrale nucléaire de Golfech (2 réacteurs dans Sud-Ouest de la France) fournit moins de 5% d’électricité à la France, la quasi totalité du courant allant à d’autres pays comme l’Espagne. Si cela est possible, c’est parce que l’énergie nucléaire permet d’envoyer de l’électricité où vous voulez. En France, toutes les centrales sont reliées entre elles ce qui permet de les alimenter en cas de panne. Fukushima était isolée, c’est pour cela qu’ils n’ont pas pu refroidir le réacteur lors de la coupure qui a suivi le tsunami. Le cœur a fondu, la centrale s’est transformée en cocotte minute, et a explosé.

Et les accidents alors ?

Je vous rassure tout de suite, une centrale nucléaire n’explose pas comme ça. Bien entendu, tout le monde a en tête les tristes exemples de Tchernobyl ou de Fukushima… Or, les précautions prisent après ces accidents sont très rassurantes : nouveau fonctionnement des centrales, réacteurs dans une piscine et dans la terre, renforcement de la cuve et du bâtiment réacteur etc. Le risque zéro n’existe pas et chaque accident a révélé des failles auxquelles on n’avait pas pensé, comme dans tous les domaines à la différence que là, l’erreur peut être fatale. Par exemple, toute la prévention antisismique est en train d’être revue après l’explosion de Fukushima. La procédure est simple : pour toute centrale, on prend le plus gros séisme du siècle dans la région (exemple, 3/10 sur l’échelle de Richter) et on construit des bâtiments pouvant résister à un séisme plus grand (pour l’exemple, 4 ou 5/10). Vu que la France ne se trouve pas sur des zones sismiques, la logique tient le coup. Mais que se passe-t-il si un jour on connaît LE séisme jamais vu, de l’ordre de 8/10 ? C’est exactement ce qui a causé l’explosion de Fukushima qui n’avait jamais connu un tsunami avec des vagues de 10m… Il en est de même chez nous, on ne connaît pas de tsunami donc on n’est pas protégé pour.

L’argument des accidents est bien entendu dans le top 3 de ceux qui veulent sortir du nucléaire et c’est tout à fait normal. Le nucléaire est une chose que l’on apprend de plus en plus à maîtriser mais qu’on ne contrôle pas encore complètement.

Qu’est-ce que les déchets nucléaires ?

Ce terme englobe beaucoup de choses et pas que le combustible du réacteur. Il faut donc distinguer tout cela.

Tous les ans, les réacteurs sont arrêtés à tour de rôle pour changer l’uranium. Après avoir subi une réaction en chaîne sans interruption, on change a peu près 1/3 du combustible : le produit de la fission. Il est entreposé, traité et stocké définitivement. Ces éléments sont dangereux car radioactifs : leurs atomes subissent encore des rayons pour redevenir stables. Certains mettront 30 ans au maximum avant de le devenir et d’autres bien plus. C’est ainsi que l’on distingue les déchets nucléaires : au temps qu’ils mettront pour ne plus être radioactifs. Ceux de moins de 30ans seront stockés en attendant que leur stabilité permette de les ressortir. Le problème donc, ce sont les autres. Certains déchets resteront radioactifs durant des milliards d’années. C’est pour ça que tout un système a été mis en place pour les stocker sur du très long terme. On les enfouit dans la terre ou dans la mer, après les avoir confinés dans des matériaux au travers desquels les rayons radioactifs ne passent pas (pour ne pas contaminer l’endroit où ils sont). La question est donc de savoir si ce système de protection est fiable…

En attendant, la politique des centrales nucléaires est de les réduire au maximum. On ne peut pas le faire pour le combustible, alors on fait la chasse aux sorcières pour les autres déchets nucléaires. Ceux-ci englobent tous les matériaux utilisés pour le fonctionnement nucléaire en contact avec la radioactivité. Cela va des outils de chantiers aux gants de la femme de ménage. Cette politique de réduction des déchets comporte tout de même des limites : on préfère bien entendu la sécurité des travailleurs plutôt que l’environnement. Par exemple, certaines combinaisons nécessaires aux travailleurs ne sont utilisables qu’une seule fois pour éviter les contaminations.

D’ailleurs, quelle sécurité pour les travailleurs ?

Il faut quand même se soucier de ces personnes-là, qui sont entre 400 000 et 500 000 en France. Avant les années 2000, la condition des travailleurs nucléaires en France était catastrophique. On connaît la quantité de radioactivité que peut absorber un corps humain sans dégâts. Or, au tout début de la mise en place des centrales, tout le monde s’en foutait. Ce n’était pas le problème des dirigeants et les travailleurs cachaient leur dose de radioactivité pour travailler plus. Tout cela, c’était avant de connaître réellement les risques. On se basait sur les résultats de Nagasaki et Hiroshima, c’est-à-dire une énorme dose de radioactivité en très très peu de temps. Or, les travailleurs dans le nucléaire prennent de toutes petites doses très fréquemment. Les effets sur le corps ne sont pas du tout les mêmes. Les scientifiques ont donc étudié la question et la juridiction a mis en place toute une série de lois garantissant la sécurité de ces travailleurs. Et par expérience, je peux dire que tout est respecté. Néanmoins, qu’en est-il de ceux qui ont travaillé avant les résultats des années 2000 ? On peut dire, avec tristesse, que c’est une cause perdue. Certaines maladies comme les cancers où même des choses plus étranges comme la modification des plaquettes dans le sang ne seront jamais reconnues car on ne peut les prouver. Maintenant, chaque travailleur reçoit le cumul de ses doses radioactives chaque mois qu’il peut vérifier lui-même. Une quelconque maladie pourra donc être prouvée.

Mais il faut savoir qu’il n’y a pas que dans les centrales nucléaires que l’on voit de la radioactivité. De manière générale, il y en a partout autour de nous comme dans le granite qui contient de l’uranium par exemple. La radioactivité n’est pas forcément mauvaise, elle peut être aussi naturelle. Toutes les radiographies se basent sur ce principe là. C’est pour cela que les radiologues sont derrières un mur de plomb quand il vous fait passer un examen. Le dentiste aussi prend une dose de radioactivité quand il fait une radiographie de vos dents. Vous aussi dans ce cas là, vous prenez de la radioactivité et pourtant vous allez bien. Les travailleurs en centrale nucléaire n’ont pas le droit de dépasser de beaucoup plus la dose prise lors 2-3 scanners par exemple. De plus, la radioactivité est utilisée dans plein d’autres domaines. Saviez-vous que certains réveils utilisent des sources radioactives ? Mais si, le truc qui est à côté de votre tête chaque nuit. Il en est de même pour certaines alarmes incendies. Et on stérilise les bocaux et les boites de conserve avec ces rayons…

Bon, je pense que c’était long mais utile. Je n’ai pas tout dit bien entendu, c’était une simple vue très générale du problème. Mais il faut quand même être réaliste et comprendre que l’on ne peut remplacer l’énergie nucléaire en 10ans. C’est impossible. Il faudrait plus de temps (peut-être entre 50 et 150 ans) et d’énormes moyens. L’électricité représente environ un tiers de l’énergie consommée dans le monde. Le nucléaire en France, c’est 70% de notre production électrique. Il faudrait peut-être aussi revoir notre mode de vie. A-t-on besoin de tant d’énergie ? Ne peut-on pas réduire ? On estime aujourd’hui que l’énergie solaire est à prendre en compte, que 5% des déserts pourraient fournir l’électricité du monde entier.

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  1. Tu parles des problèmes du nucléaire mais tu ne parles pas des risques moins majeurs certes mais beaucoup plus fréquent, par exemple : les contaminations qui touchent les employés (au moins 1 fois dans sa vie un mec chez edf et autres filiales a déjà du faire sonner le détecteur a la sortie) ou les fissures dans le réacteur comme cela s’est produit je sais plus où dans le sud de la France. Ce qu’il s’est passé a Fukushima reste quelque chose d’assez extrême car en réalité c’est pas le séisme ou le tsunami les responsable mais un combiné des 2 en y ajoutant les coulées de boue + bâtiment, bateaux et arbres qui ont frappés la centrale et le bâtiment réacteur de plein fouet. Je pense que le Japon est largement au dessus de tout le monde au niveau des technologies de prévention des séismes et tsunami. Je voulais savoir aussi s’il y avait des entreprises françaises qui géraient le traitement des déchets radioactifs ? ou (j’avais lu un truc comme ca) si c’était l’Allemagne qui s’occupait de nos déchets ?

  2. Les employés ne peuvent prendre qu’une dose de 20mVs en 12mois alors que tout le monde subit 2mSv par an rien qu’avec la radioactivité naturelle par exemple. C’est aussi de l’ordre de quelques scanners. 20mSv, c’est une dose très très faible. même si tu la prends d’un coup, tu n’as aucun effet sur le corps. Tu ne le ressens même pas. La politique actuelle des centrales nucléaires est même de baisser cette dose annuelle à 10mSv. De plus, une centrale nucléaire est divisée en deux parties : l’endroit où tout le monde peut travailler, sans aucun risque de radioactivité (circuit bleu et vert sur le 1er schéma de l’article), puis une deuxième partie (circuit orange) où les personnes sont habilitées et où elles sont sous la législation des 20mSv par année. Ce sont d’ailleurs rarement les agents EDF qui prennent des doses mais plutôt les prestataires…
    Pour les fissures dans le réacteur, le bâtiment est testé tous les 10ans (pression, chaleur etc.) mais il y a un projet de lois en cours pour augmenter la fréquence des tests (moi aussi, je trouve que ce n’est pas assez).
    EDF emploie des prestataires pour le traitement des déchets comme l’entreprise Techman industrie (entreprise mère : ONET) qui s’occupe des déchets directement dans la centrale nucléaire. Pour le traitement et le stockage définitif, c’est Aréva qui s’occupe de tout. Il y avait des sites de stockage en France mais il me semble que ce n’est plus le cas. Pour l’Allemagne, il y a des accords pour que l’on retraite leurs déchets nucléaires (peut-être pas la totalité d’ailleurs), d’où les blocages de trains par les écologistes. Cet accord est en lien avec le fait que la France vend pas mal d’électricité à l’Allemagne mais dans le détail, je ne connais pas les accords.

  3. « Enfin, des exemples déjà existants d’enfouissement apportent une preuve criante des risques liés à cette option. Pendant des décennies, on a ainsi entreposé des déchets radioactifs dans la mine d’Asse (Basse-Saxe), présentée comme un site de stockage modèle. Suite à des infiltrations d’eau, les fûts baignent maintenant dans une saumure qui menace de contaminer les nappes phréatiques. Certes, l’ANDRA prétend que l’argile de Bure est parfaitement étanche… mais peut-on être certains de la stabilité du sous-sol pendant des siècles ?

    QUELQUES MEGA POUBELLES EUROPEENNES ?

    « Les déchets radioactifs sont stockés dans l’Etat membre où ils ont été produits, à moins qu’au moment de leur transfert, un accord prenant en compte les critères établis par la Commission conformément à l’article 16, paragraphe 2, de la directive 2006/117/Euratom, ne soit entré en vigueur entre l’Etat membre concerné et un autre Etat membre ou un pays tiers pour utiliser une installation de stockage dans l’un de ces Etats… » indique la directive. Chaque pays jusqu’alors se devait de conserver sur son territoire ses déchets nucléaires, l’opération trompeuse du « retraitement » permettant toutefois d’en exporter une bonne partie sous couvert de « recyclage ». Certains pays pourront à présent accueillir les déchets produits par d’autres pays membres de l’Europe. Les pays n’ayant ni les réserves financières, ni le temps pour tenir les délais de mise en service de centre de stockage auront tout intérêt à se tourner vers les sites voisins. Le risque de voir un petit nombre de sites européens dont Bure (Est de la France), Gorleben (Allemagne), Östhammar (Suède) ou encore Onkalo (Finlande) se transformer en poubelles européennes transnationales se précise. Avec toutes les conséquences que cela suppose pour les régions dont le destin de cimetière nucléaire grand format se joue à présent à un niveau européen. »

    (http://groupes.sortirdunucleaire.org/Feu-vert-pour-des-poubelles)

  4. (tu pourrais faire un autre article pour répondre à tes interrogations et suggestions de la fin…nan? jdis ça, jdis rien…Mais ça srait intéressant, sûrement…).

    (ou reprendre ta première phrase, car c’est bien ça le problème : heureusement que le débat n’est pas « de nouveau ouvert » depuis Fukushima!! C’est un débat permanent. Mais nucléaire et démocratie ne vont pas trop ensemble…).

    Mais j’arrête…ou bien je vais encore faire des cauchemars cette nuit…

    : *

  5. Bon l’article date et maintenant, on n’en parle plus trop. C’est bien ça le problème.
    Dans mon article, je dis simplement que ma crainte n’est pas qu’une centrale explose, mais l’enfouissement des déchets et les conséquences au long terme.
    Cela dit, d’autres choses pourraient être dites comme la nouvelle génération de réacteurs qui arrive (la 4ème) et ça, c’est UNE CATASTROPHE qui mériterait un article de plus d’ailleurs.

  6. On doit être d’accord sur pas mal de choses, je pense, mais bon! j’ai commencé à être chiante, alors je continue…
    En fait ce qui m’a agacée dans ton article, c’est le côté trop « vulgarisation…pour les nuls », comme tu dis. Des infos de base, sans plus. Sans approfondir, sans donner d’exemples concrets… et puis des trucs inexacts, voire faux, enfin jdis « des » j’m’en rappelle juste d’un : « Vu que la France ne se trouve pas sur des zones sismiques, etc. » Ah ouais? Et la vallée du Rhône? et y’a pas moins de dix réacteurs là-bas. Fessenheim aussi, est exposée à un risque sismique. Enfin bon, je suis pas au courant de tout non plus ; je ne sais pas ce que c’est, la nouvelle procédure prévention antisismique?

    Après tout, c’est un sujet tellement vaste, c’est sûr que dire tout en peu de mots, c’est difficile, voire impossible. Mais là, je trouve que ça dit rien. (et le message que j’entends, moi, à la lecture, c’est « rassurez-vous tout va bien ; ils s’en occupent ».)

    (l’histoire des déchets etc, c’est clair que c’est intéressant! mais l’article ose à peine poser des questions essentielles : qu’est-ce qui est fiable, qui croire? « La question est donc de savoir si ce système de protection est fiable… » : et…?)

    (et hier j’entends Sarko : « Fukushima, c’est pas un accident nucléaire ». Amen. Je pleure avec les victimes de là-bas.)

    Bref.
    (Bref = jpréfère tes articles sur des films ou d’la sik, d’ailleurs tu as réussi à me faire acheter Lana del Rey ;), mais tu as raison, de parler de ce sujet.)

  7. Oh! Mon :* a été coupé!

  8. Arf Lana Del Rey, c’est à prendre avec des pincettes tout de même ^^
    Pour le côté « Ce sont des informations générales », c’est simplement parce que la plupart des personnes ne savent même pas comment fonctionne une centrale nucléaire, et ça, c’est inadmissible car il y en a tellement en France qu’il faut le savoir.
    Après, pour les zones sismiques, oui la France en a mais ce n’est pas LE problème. Je m’explique: les centrales françaises ont un système de protection pour cela. Le problème, c’est exactement le même que Fukushima : on a tout prévu pour un certain niveau de séisme. Par exemple, si le plus gros séisme en France fut de 5 sur l’échelle de Richter, on prévoit pour des séismes de 7. Or, le jour où l’on a un séisme de 9, que fait-on ? Idem pour les tsunami. En France, on s’en fiche car il peu probable d’en avoir mais imaginons qu’il y en ait un jour… C’est la catastrophe.
    « Le nucléaire, c’est sûr tant que… » voilà le problème.
    Après, on a des « avantages » par rapport à d’autres pays. Par exemple, scénario catastrophe : il arrive la même chose en France qu’au Japon CAD séisme + tsunami. Notre atout se trouve dans le réseau unifié de nos centrales. Si une centrale a un problème, ne peut plus refroidir son réacteur, une autre centrale (même à l’autre bout de la France) peut lui envoyer de l’électricité pour ne pas voir son réacteur exploser. Cela n’existe pas au Japon et ce fut un des problèmes. C’est notre seul atout cela dit…
    Bon, il faut réduire le nombre de nos réacteurs au plus vite, on est d’accord. Cela dit, je reste persuadée qu’il faut revoir notre façon de consommer de l’électricité. Au Japon, le gouvernement a demandé aux habitants de réduire leur consommation d’électricité et effectivement, elle a énormément baissé alors que c’est un pays des plus industrialisés au monde. Nous, on attend une catastrophe pour le faire parce qu’on se croit invincible. C’est honteux.

  9. Mouais, honteux…
    Merci pour les précisions. (Mais de toute façon, les solutions en cas de pb, j’arrive pas à y croire : l’accident de trop, de la malchance, ça s’emballe, et c’est trop tard… J’ai une peur aussi incontrôlable que peut l’être un réacteur qu’on ne refroidirait plus :/)

    Réduire notre consommation, des habitudes simples…en effet.
    (jmets plus d’une heure à te répondre à chaque fois, jsuis entraînée sur des vidéos et des articles… faut que j’arrête, maintenant…en attendant le prochain article!)

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