blog from the dead

La République Indépendante des Rêves

In Ouverture des oreilles, Université Le P'tit Zombie on 9 novembre 2011 at 19:02

Par Quentin, patibulaire, mais presque.

Je pense que vous êtes un peu au courant, mais je le précise quand même : nous, français, rentrons dans une période de campagne présidentielle. Autrement dit, pendant 6 mois, on va bouffer de la politique tellement que ça nous ressortira par tous les trous (et en particulier l’anus). Les plus mélomanes des militants citeront de grands interprètes tels que Mireille Mathieu pour la droite, Tryo pour la gauche, et Stupeflip pour les types n’en ayant rien à foutre. Autant vous dire que nous, français, pour ce qui est de la musique politique de grande scène, on est galère un peu (excepté la convulsion* de Trust en 2006).

Prenons Exemple.

Quelques** kilomètres à l’est de la Meurthe-et-Moselle, il y a un pays que l’on appelle Biélorussie. Un endroit super démocratique où le président, Alex Loukashenko est super gentil et ouvert (trouvez les erreurs et gagnez un porte-clés en forme de banane). L’opposition, histoire de faire propre, existe, mais est à peu près aussi utile qu’un couteau dans un plat de purée. Cependant, le militantisme, réduit au silence politique, donne dans les cordes et la distorsion.

NRM, sigle latin de Незалежная Рэспубліка Мроя, traduction biélorusse de « République Indépendante des Rêves », est un groupe de rock comme des dizaines d’autres. La particularité, en particulier pour nous, français, c’est qu’ils chantent en Biélorusse. Diversité musicale quand même donc, avec un bon vieux son rock garage qu’on aime bien.

Mais l’importance de la langue va plus loin qu’une simple sensation de drôlitude inconfortable lors de la première écoute. Car Loukashenko étant le plus pro-russe des biélorusses, chanter dans la langue nationale équivaut à courir en survêtement dans un camping naturiste intégriste. Une action militante qui leur vaut des gros paquets d’interdiction de scène, voire des bannissements réguliers.

Donc vous, dans votre fauteuil occidentalement confortable, si vous voulez participer de façon très modeste à une lutte démocratique européenne, lâchez-vous sur NRM et tous leurs amis qui brandissent leurs partoches durant les pseudos-meeting autorisés par l’administration Loukashenko. Qu’on se le dise, Le P’tit zombie pisse sur l’oppression (mais accepte les pots-de-vin) !

A écouter : Try carapachi, en français « Trois tortues » (non, ne me demandez pas de traduire le reste).

Minsk-Mensk, un exemple de la dualité pro-russe/biélorusse à travers un blues-rock splendide. Et pour la route :  Lohkija Lohkija, que je ne saurais traduire, alors faites avec.


*Soulagez-vous dans les urnes, EP live et pas live légèrement antisarkozyste.

** « Quelques » est une notion très vague… .

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